Bienvenue sur mon blogue du Tour de l'Abitibi. Je suis impliqué depuis 4 ans dans l'organisation du Tour et je suis opérateur radio-tour durant les courses. J'espère pouvoir vous informer sur le déroulement des étapes, sur les faits intéressants à relater et sur mes impressions de la course et de tout ce qui l'entoure. Étant assis dans la première voiture derrière le peloton, je suis généralement au fait de tout ce qui se passe durant les étapes. J'écrirai donc ici dans les jours précédent le Tour de l'Abitibi 2012 et durant toute la semaine que dure le Tour.

Welcome to my blog featuring the Tour de l'Abitibi. I have been involved with the Tour's organisation for the last four years and am the radio-tour operator. I hope to inform readers on the racing during the different stages, on interesting facts during the race and on my general impressions on the Tour an everything that revolves around it. I will therefore start writing on this blog during the few days before the Tour and for the entire week that the Tour lasts for.



mardi 24 juillet 2012

Bilan 2012 / Wrap-up for 2012

Voici quelques observations du Tour de l'Abitibi 2012 afin de tirer un bilan de cette 44e édition:

  • Franc succès pour l'épreuve du Challenge Sprint Abitibi qui fut un spectacle excitant et qui a ravi la foule présente. Un soir très tard durant le Tour, quelqu'un a suggéré d'organiser un Challenge Sprint des directeurs sportifs... ça pourrait être intéressant!
  • Le parcours au Témiscamingue a été apprécié de tous, tout comme l'accueil autant à Timiskaning First Nation qu'à Lorrainville. Des routes comme ça, on en prendrait n'importe quand!
  • Le parcours de Mont-Brun a lui aussi été apprécié et les gens de Mont-Brun étaient heureux de recevoir le Tour. Une randonnée personnelle m'a également permis d'apprécier la route jusqu'au Parc d'Aiguebelle qui pourrait aussi servir pour allonger l'étape ou encore pour un contre-la-montre. Du beau revêtement et des vallons dans un décor agricole. Magnifique!
  • L'équipe de bénévoles de Rouyn-Noranda a relevé le défi avec brio même si le Tour était absent de Rouyn-Noranda depuis 1996. Aucun accro majeur, si bien que tous les bénévoles étaient relaxes et que l'ambiance au sein de l'organisation a été fantastique.
  • Côté sportif, nous avons "subi" une domination outrageuse de l'équipe nationale des États-Unis, mais leur talent était également exceptionnel. Espérons que les quelques équipes de top niveau auront une meilleure parité l'an prochain. Peut-être reverrons-nous la Nouvelle-Zélande et le Japon? Recevoir une ou plusieurs équipes européennes pourrait aussi donner du fil à retordre aux américains. La France? Les Pays-Bas?
  • Les équipes de pays "en développement" comme la Thaïlande, le Guatemala et la Colombie ont démontré qu'ils étaient capable de rouler au même niveau que les autres. Il n'y avait pas de clowns là-dedans et c'est très encourageant. Il me reste à apprendre un peu plus d'espagnol et peut-être quelques mots de thaï pour le radio-tour!
  • Les rencontres faites au Tour de l'Abitibi demeurent probablement l'aspect prépondérant qui amène les bénévoles à travailler année après année. Que ce soit les athlètes, les directeurs sportifs, les mécanos, les accompagnateurs, les commissaires ou tous les autres bénévoles, on fait la connaissance de nombreuses personnes intéressantes. C'est pourquoi je serai encore là l'an prochain!
On remballe nos affaires du Tour 2012! / Wrapping-up the 2012 Tour!
Here are a few observations from the 2012 Tour de l'Abitibi in order to wrap-up the 44th edition.
  • The Challenge Sprint Abitibi was a great success and provided top-notch entertainment to the crowd. Late at night during the week, someone suggested to host a Challenge Sprint for team managers... it could be interesting!
  • The course in Temiscamingue was appreciated by everyone, just like the reception in both Timiskaming  First Nation and Lorrainville. We could use roads like this all the time!
  • The course from Mont-Brun was also appreciated and the people from this village were happy to host a stage start. A personnal ride also allowed me to appreciate the road from Mont-Brun to the Aiguebelle national park, which could be used to lengthen the stage or to host a time trial. Perfect pavement and rolling hills with fields and forest... magnificent!
  • The team of volunteers in Rouyn-Noranda was up to the challenge of hosting the Tour after a 16 year hiatus. No major upset, all went smoothly and everyone was relaxed to create an ideal mood to work in.
  • On the sporting side, we were treated to an American dominance, but the quality of the USA National team was also exceptional. Let's hope that other top teams will be more even next year. Maybe New-Zealand and Japan will return? Getting a few European teams could also complicate things for the Americans. France, Netherlands? We'll see.
  • The national teams from coutries in "development" like Thailand, Guatemala and Colombia showed that they were able to rise to the occasion. There were no spectators on these teams and that is promising for the future. I will need to improve on Spanish and maybe learn a few Thai words for radio-tour!
  • Meeting great people is what attracts volunteers year after year to the Tour. Be it athletes, team managers, mechanics, commissaires or other volunteers, we always meet interesting persons. That is why I will be back next year again!

lundi 23 juillet 2012

La fin / The end

Le mécano de Team USA, Ralph, au départ de la 7e étape / USA Team mechanic Ralph at the start of stage 7
Ouf, quelle semaine. On repart tous avec les yeux cernés, rougis ou avec des poches en-dessous. C'est beaucoup de travail et d'heures de sommeil en déficit le Tour de l'Abitibi. J'écris cet article et je retourne me coucher!

Hier, tout a commencé avec une idée qui semblait bonne au départ: rouler avec Marc, Randy et Catherine jusqu'au départ à Mont-Brun et pousser jusqu'à l'accueil du parc d'Aiguebelle. Dans des conditions normales, ça aurait été du gâteau, mais avec la fatigue et les abus de la semaine, à vitesse normale mes pulsations étaient dans le tapis! Le tapis ondulé de la route jusqu'à Mont-Brun m'a fait souffrir en masse.

L'étape d'hier a une fois de plus été très animée. Nous avons eu droit à du grand Barney King, coach de l'équipe nationale américaine. Ses coureurs ont aussi été formidables, ce qui nous a permis d'avoir une course excitante. Au lieu de neutraliser toute tentative d'échappée, ce qu'ils auraient pu faire très facilement, les coureurs américains ont une fois de plus provoqué les choses en sautant dans une échappée. Sur sept coureurs, trois étaient de Team USA, incluant le maillot brun Taylor Eisenhart qui n'avait pourtant rien à gagner en jetant ses énergies dans une échappée. Derrière, un peu tout le monde a été pris par surprise et la chasse ne s'est jamais vraiment bien organisée. Il y a bien un groupe de quatre coureurs qui a passé une bonne partie de la course intercalé entre l'échappée et le peloton, mais sinon, les autres équipes en lice comme le Canada n'ont pas pu se défendre contre les américains. Disons tout de suite un gros merci à Barney King. Il a fait gagner ses coureurs avec panache et ça nous a donné toute une course hier. Il aurait tout aussi bien pu jouer ça prudent et endormir tout le monde! Pour ajouter à la classe des américains, sur 3 coureurs dans l'échappée, deux n'ont pas vraiment sprinté à fond pour laisser la victoire d'étape à d'autres coureurs qui savoureraient bien plus qu'eux un triomphe d'un jour. Le troisième américain, Taylor Eisenhart, s'est laissé distancer de quelques secondes pour saluer la foule et montrer sa joie de remporter le Tour de l'Abitibi 2012. On pourra dire ce qu'on voudra sur les américains en général, mais les cyclistes de cette équipe ont démontré une très grande classe et des habiletés athlétiques hors du commun. La preuve: en continuant d'attaquer et en participant aux échappées des deux dernières étapes, les américains ont perdu leur classement général individuel parfait de 1-2-3-4-5-6. Il terminent tout de même 1-2-3-7-8-11.

Donc, la victoire d'étape est allée à Gerardo Vicente Medina Robles de l'équipe Major Motion. Il était vraiment heureux de cette victoire en franchissant la ligne d'arrivée.

Mention vraiment particulière à Romeo Daniel Quicibal Estrada de l'équipe du Guatemala. Il est allé chercher le plus de points qu'il pouvait au classement de la montagne hier et au final, deux coureurs ont terminé avec 17 points chacun. En cas d'égalité, les coureurs sont classés selon le classement général individuel. Qui était à égalité avec Quicibal Estrada? Un certain Taylor Eisenhart... Quicibal Estrada s'est battu jusqu'à la fin dans un combat probablement inégal et on doit le remercier pour ses efforts.

Autre bémol sur l'étape 7: une grosse chute a eu lieu à 1km de l'arrivée. Le Tour s'est terminé comme il avait commencé. Bill Brunner de l'équipe Colavita-Baci m'a fait remarquer hier que le premier coureur que j'ai nommé sur radio-tour pour chute à l'étape 1 était de l'équipe Colavita-Baci et le dernier à l'étape 7 aussi... Son coureur Matthew Phillips est d'ailleurs venu chercher son prix de meilleur coureur de l'équipe Colavita-Baci au gala le visage passablement ensanglanté. C'est dangereux le vélo!

Bref, c'est terminé. On retourne à nos jobs "normales" et on se revoit l'an prochain. L'édition 44 a été un franc succès sportif et d'organisation, on peut tous se féliciter d'avoir bien accompli notre travail.

Un autre tour qui s'est joué durant la semaine. Un "T" est apparu! / Another trick that was played during the week. Extra "T" for Borah Development!

Peloton étiré à l'entrée de Rouyn-Noranda / Stretched-out field entering Rouyn-Noranda

La raison pour quoi c'est étiré: trois coureurs de Team USA qui tirent! / The reason for the stretched-out field: three Team USA riders pulling at the front

Romeo Daniel Quicibal Estrada s'est battu jusqu'à la fin / Romeo Daniel Quicibal Estrada fought till the end
Wow, what a week. We are all leaving headquarters with red eyes from a week of sleep deprivation and some alcohol abuse... I finish writing this article and will go back to bed!


Yesterday started with what seemed like a good idea: riding with Marc, Randy and Catherine to the start site in Mont-Brun. Under normal circonstances, it would have been a piece of cake. But I was so tired that the rolling hills kept my heart rate in the red zone. Darn hills...


Yesterday's stage was again very animated. Barney King, coach of Team USA, showed his greatness and his rider's abilities, which allowed us to follow an exciting race. Instead of chaising down all breakaway attempts, which would have been easy for them, US National team riders jumped in them. In a seven-man breakaway, three were from Team USA, including brown jersey Taylor Eisenhart who had nothing to gain from shedding energy into a breakaway. Behind them, other teams looked puzzled at what to do. A group of four ended up chasing for quite a while, but otherwise, strong teams like team Canada could not derail Team USA's plan. We are grateful to Barney King's decision to get his riders to win with panache. We had quite a race yesterday, even though Tean USA could have made the race really boring. To emphasize the American's class, with 3 riders in the break, two did not really sprint, leaving the stage victory to other riders in need of some glory. The third Ameircan rider, Taylor Eisenhart, left a gap behind the breakaway to salute the crowd and savour his overall victory at the 2012 Tour de l'Abitibi. We can sometimes be judgemental about the American nation in general, but this team's cyclists showed their great class and tremendous athletic abilities. Their fondness on competing and jumping in the breakaways instead of controlling the race made them lose their 1-2-3-4-5-6 supremacy in the GC. They finished 1-2-3-7-8-11.


So the stage went to Gerardo Vicente Medina Robles from team Major Motion. He seemed really happy crossing the line!


We also need to acknowledge the efforts put in the stage by Romeo Daniel Quicibal Estrada from Guatemala. He did all he could to win points yesterday for the mountains classification and ended up in a tie for first place with 17 points. In case of a tie, the tiebreaker is the individual general classification. Who was he up against? Taylor Eisenhart, brown jersey and GC winner. Quicibal Estrada really gave it all and we must thank him for his efforts.

Another sad note for stage 7: the Tour finished like it started, i.e. with a major crash with 1km to go. Bill Brunner from Colavita-Baci mentioned that the first team I called on radio-tour on the first day's crash was Colavita-Baci, and they were the last team I called yesterday after the crash. Matthew Phillips, who came to the awards ceremony to collect his prize as best rider in the GC for Colavita-Baci, showed the consequences of the crash with road rash and blood all over his face. Cycling is a dangerous sport.


So it's all over. We are going back to our normal day jobs and we'll see you again next year. The 44th edition was a great success on both the racing and organizational sides. Congratulations everyone!

dimanche 22 juillet 2012

Etape 6: nous on est dans le vent / Stage 6: ride like the wind

Le maillot brun, Taylor Eisenhart, à la vérification des braquets /  Taylor Eisenhart, brown jersey, at the gear check
Nous avons eu droit à une étape 6 assez fertile en tentatives d'échappées et en attaques de toutes sortes. Les conditions de vent s'y prêtaient très bien, avec un vent soutenu majoritairement de côté au départ, puis de face et ensuite franc dos au retour. Le peloton serpentait à souhait d'un côté à l'autre de la route et de nombreux coureurs ont tenté leur chance devant, soit en initiant des échappées, ou en faisant le pont avec ces dernières. Au lieu de seulement chasser les échappées, les coureurs de l'équipe nationale américaine ont changé de stratégie: ils prenaient part aux échappées. Les autres équipes devaient donc aussi travailler pour chasser les fuyards. Même le maillot brun, Taylor Eisenhart, a fait parti d'une échappée relativement longue. Cependant, quand team USA a décidé que c'en était assez au premier tour de circuit, les échappées ont été reprises. Ça s'est terminé au sprint final avec une victoire du sprinteur canadien Brian Etlz, devant Miguel Byron de l'équipe de développement américaine A et Elliot Doyle de l'équipe du Québec.

Au jeu des bonifications, Etlz a réussi à remonter au classement général et brise maintenant la suprématie américaine en pointant 4e. Aujourd'hui, Evan Hartig et Yohan Patry auront une dernière chance de s'illustrer eux aussi pour remonter parmi les américains. Le maillot brun n'est probablement pas en jeu, mais on surveillera ce qui se passe aux positions 4 à 9 du classement général individuel. Chez les meilleurs jeunes, dernière chance aussi pour Evan Hartig de Borah Development. Il pointe à 4 secondes de la tête, derrière Logan Owen et Geoffrey Curren de team USA.

Au chapitre du varia, bien peu de choses à dire hier. Le peloton est passé à Évain devant l'atelier de bricolage libre-service "Bizounez vous-mêmes", un classique des affiches hilarantes (à ce titre, ceux qui feront la route vers Montréal au retour, remarquez les mini-entrepôts "Le Kriss-Tout", un bijou!) On a aussi vu Fred Caillou en bord de route un  peu plus loin. Sinon, le party a pogné solide au VIP hier soir. Il parait même que des coups pendables se sont joués. Il parait...

We were trated to a very animated stage 6 yesterday with numerous attacks and counter-attacks. The windy conditions were favourable for breakaways, with a crosswind at the start, a strong haedwind going south and a tailwind all the way back. The peloton was swerving left and right on the road and many riders broke away or bridge gaps to join existing breakaways. Instead of chasing down all breakaways, the US National team decided to jump inthem, leaving the chase to other teams. Even brown jersey (GC leader) Taylor Eisenhart was part of a lenghty break. However, when Team USA decided enough was enough, all breakaways were caught on the first lap of the finishing circuit. In a massive sprint, Canadian sprinter Brian Etlz placed first, in front of Miguel Byron from USA development selection A and Elliot Doyle from the Quebec team.


With the bonus time, Etlz has now broken up the American supremacy in the GC with a 4th place. Today, it is the last chance for Evan Hartig and Yohan Patry to try to do the same. The brown jersey is probably not in jeopardy, but positions 4 to 9 will be at stake in the GC. In the best youg rider classification, Evan Hartig has a chance to jump ahead of Logan Owen and Geoffrey Curren, both from the USA National team.


There was a lot of action in the VIP room yesterday night as well. There is a rumor about tricks beign played out. Rumors...

Le peloton au retour vers Rouyn-Noranda / The peloton heading back to Rouyn-Noranda

Bien emballée / It's a wrap

Tel qu'aperçu dans le stationnement au Tour de l'Abitibi tard samedi soir...

As seen late saturday night in the Tour de l'Abitibi parking lot...




samedi 21 juillet 2012

Aperçu de l'étape 6 / Stage 6 preview

Ce matin j'ai du temps pour vous parler de l'étape 6 qui s'en vient. J'ai le temps car la randonnée des directeurs sportifs que je devais mener a été annulée. Il pleut abondamment à Rouyn-Noranda ce matin et ça s'annonce identique pour le reste de la journée. Ce qui pourrait compliquer l'étape d'aujourd'hui, une boucle qui part de Rouyn-Noranda vers le sud, jusqu'au village de Rollet et qui revient à Rouyn pour 3 tours de circuit. Il faudra compter sur la météo pour durcir la course parce que le parcours est relativement plat.

Donc, aucun grand prix de la montagne au programme, mais trois sprints de bonification pour des points et du temps. C'est là que ça pourrait faire des feux d'artifice. Je pense à Evan Hartig de Borah Development et à Yohan Patry, Brian Etlz et Olivier Brisebois du Canada qui pourraient être tentés de prendre des secondes de bonification pour remonter au classement général et ainsi briser le top-6 de l'équipe nationale américaine. Pas très loin derrière, Nigel Ellsay de Colombie-Britannique et Jorge Armando Moreno Martinez de Major Motion seront peut-être aussi au coeur de l'action. Hartig, Brisebois et Moreno Martinez sont aussi en lutte pour le classement du meilleur jeune. Au classement des points, le sprinteur Miguel Bryon pourrait inquiéter Alex Darville avec une autre victoire d'étape. Tous ces enjeux secondaires pourraient bien pimenter l'étape de ce soir. On s'en reparle!

PS: Pour voir de très belles photos du Tour, visiter la page Facebook de Hugo Lacroix Photographe.

I have time this morning to write about the upcoming stage 6 because the coaches' ride, which I was supposed to lead, was cancelled due to abundant rain. Showers are expected for the rest of the day too. It could make tonight's stage a bit more difficult. We will leave Rouyn-Noranda towards the village of Rollet to the south, and then come back to Rouyn for 3 laps of the circuit. The entire course is mostly flat.


With the flat course, there will be no king of the mountains sprints, but we have three bonus sprints for points and time. This is where fireworks might happen. I am thiking about Evan Hartig from Borah Development and about Yohan Patry, Brina Etlz and Olivier Brisebois which could all be tempted to grab bonus time to climb upwards in the general classification in order to break the domination of USA National in the top 6. Close behind, Nigel Ellsay from BC Cycling and Jorge Armando Moreno Martinez from Major Motion may also be in the thick of it for the same reasons. Hartig, Brisebois and Moreno Martinez will also be fighting it out for the best young rider's jersey. In the points classification, ace sprinter Miguel Bryon could threaten Alex Darville's lead with another stage win. All of these secondary battles will hopefully add some excitement to tonight's stage.


PS: To peek at some really nice pictures of the Tour, visit Hugo Lacroix Photographe's Facebook page.





vendredi 20 juillet 2012

Etape 5: une belle "ride" au Témiscamingue / Stage 5: a nice ride in Temiscamingue

Il a fait beau, il a fait chaud, les routes étaient lisses et libres de véhicules ou presque. Le paysage était magnifique et le relief ondulant à souhait. Le ti-gars ont sué en masse et vont ressentir les bosses du Témis ce soir ou demain demain matin dans leur jambes, en plus de la semaine qui commence à se faire longue pour certains. Oui, les coureurs ont probablement souffert, mais ça ne veut pas dire qu'il y a eu beaucoup d'action. Les américains ont laissé filé des kamikazes de temps à autre, mais ont contrôlé les écarts, si bien qu'aucune échappée n'a pris plus de 45 secondes au peloton. Un coureur de l'équipe Canada se l'est joué solo pendant un bon moment, mais on savait bien que ça ne tiendrait pas. On a fini ça au sprint à Lorrainville et c'est Miguel Bryon d'une équipe de développement de Cycling USA qui a battu tout le monde. Au moins, le Canada a fait 2e avec le sprinteur Brian Etlz, devant Alex Darville de l'équipe nationale américaine. Le jeu des bonifications n'a pas fait changer le classement général, c'est toujours USA 1-2-3-4-5-6. Étape peinarde, pas de chute, pas de crevaison.

Autrement, tous ont été grandement satisfaits de ce retour au Témis. Outre la route superbe et les paysages différents qu'en Abitibi, l'accueil était fantastique et la préparation et l'organisation des bénévoles exemplaire. On sentait que les gens étaient fiers de recevoir le Tour. Au départ à Timiskaming First Nation, nous avons même eu droit à des chants et de la danse traditionnelle autochtone. Ça change la routine!

Demain, randonnée des directeurs sportifs, si la température le permet. On va essayer de ne pas faire mourir personne sur la route. Comme on dit, ceci n'est pas une course! On s'en reparle. Une fois le gros morceau de carbone entre les deux jambes, il arrive que le cerveau ne suive pas vraiment... Ensuite, étape 6.

It was nice and warm, the roads were beautiful and trafic almost non-existant. The scenery was very nice too and the hills were rolling. The kids sweated a lot and their legs will remember the hilly Temiscamingue region. Plus, the days are adding up for some of the boys. The riders did suffer,  but that does not mean that we had a lot of action. The Americans controlled the front of the race and no breakaway took more than 45 seconds on the peloton. A rider from Canada did play it solo for quite a while, but we all knew it wouldn't hold. We had a massive sprint in Lorrainville and Miguel Bryon, from a Cycling USA development team took the win. At least, Canadian sprinting ace Brian Etlz finished second, ahead of Alex Darville from the USA National team. The time bonuses did not change the general claddification and it is still 1-2-3-4-5-6 USA National. No crash, no pucture. What a change from the previous days!


Otherwise, everyone was deeply satisfied with this stage in Temiscamingue. Aside from the beautiful roads and scenery, we felt like the Temiscamingue people were really proud to greet the Tour. The entire organization was perfect. We were even treated with traditional chants and dances at the start in Timiskaming First Nation village. Quite an experience.


Tomorrow, it's the technical director's ride, weather permitting. We'll try not to kill anyone on the road. This is not a race, this is not a race... The problem is, once the body straddles the big piece of carbon, the brain does not always follow suit. Afterwards, stage 6.


Vérification des braquets à Timiskaming First Nation / Gear check in Timiskaming First Nation

Danse traditionnelle / Traditional dancing

Une autre podium bleu-blanc-rouge / Another stars-and-stripes podium

Les couleurs du Tour / The Tour's colours

Nous avons eu une réponse à une question posée depuis longtemps: pourquoi le maillot brun et le maillot orange? On aurait pu penser que c'est parce que le jaune et le rose étaient déjà pris. Ou encore parce que ça représente le bois de l'industrie forestière régionale et les couchers de soleil sur les nombreux lacs. Ou même la couleur des lacs! Mais non. Rien de tout ça. Ce sont les couleurs préférées de Léandre Normand, fondateur du Tour! Il faut dire qu'on était en 1969, mais même en 2012, M. Normand affiche encore ses couleurs, comme hier à Malartic!

We finally got an answer about a question regularly asked at the Tour: why the brown and orange jerseys? We could have thought that it was becasue the yellow and pink we already being used. Or because it could represent the regional logging industry and the colourful sunsets over the region's numerous lakes. Or even the colour of the lakes! But no. Don't look for a symbolical explanation. Brown and orange are the favourite colours of Léandre Normand who founded the Tour. Of course, it was 1969, but still in 2012, Mr Normand is still displaying his appeal for these colours as seen yesterday in Malartic!
La chemise dit tout / The shirt says it all