Bienvenue sur mon blogue du Tour de l'Abitibi. Je suis impliqué depuis 4 ans dans l'organisation du Tour et je suis opérateur radio-tour durant les courses. J'espère pouvoir vous informer sur le déroulement des étapes, sur les faits intéressants à relater et sur mes impressions de la course et de tout ce qui l'entoure. Étant assis dans la première voiture derrière le peloton, je suis généralement au fait de tout ce qui se passe durant les étapes. J'écrirai donc ici dans les jours précédent le Tour de l'Abitibi et durant toute la semaine que dure le Tour.

Welcome to my blog featuring the Tour de l'Abitibi. I have been involved with the Tour's organisation for the last four years and am the radio-tour operator. I hope to inform readers on the racing during the different stages, on interesting facts during the race and on my general impressions on the Tour an everything that revolves around it. I will therefore start writing on this blog during the few days before the Tour and for the entire week that the Tour lasts for.



lundi 22 juillet 2013

Bilan 2013 / 2013 wrap-up

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Dernière entrée à Rouyn-Noranda / Arriving in Rouyn-Noranda on the last stage

À part les résultats sportifs, que retiendra-t-on de la 45e édition du Tour de l'Abitibi Desjardins?


  • La parité entre les équipes nous a procuré tout un spectacle. Les équipes du Canada, du Québec, des États-Unis, de la Colombie, du Maroc et quelques équipes régionales comme CF Racing, Racers Against Childhood Cancer, Borah Development et ISCorp ont bataillé ferme. Ça fait du bien après une année complètement dominée par un Dream Team américain en 2012.
  • Justement, on a été agréablement surpris par l'équipe du Maroc qui n'avait jamais fait de course à l'extérieur de leur pays. Ils étaient à l'avant et à l'attaque et ont presque ravi le maillot à pois de meilleur grimpeur à la Colombie lors de la dernière étape.
  • La malchance de l'équipe Allemagne-Brunéi. Les deux coureurs du Brunéi ont abandonné lors des 14 premiers kilomètres du Tour après avoir été ralentis par un chute un des deux coureurs allemands a aussi abandonné lors de la première étape. Cette malchance a été compensée par le brio d'Alexander Hofner, seul survivant de cette équipe qui a combattu un virus intestinal et qui était à l'attaque lors des trois dernières étapes.
  • Autre malchanceux: Marc Dufour qui tombe en moto lors du contre-la-montre individuel et termine avec un genou amoché, des jointures ouvertes et un pied mal en point. Mention spéciale à un atelier de soudure d'Évain pour une réparation de moto ultra-rapide et à Patrick Roberge pour avoir pris la relève sur la Ducati!
  • La soirée karaoke du vendredi soir. On en a assez dit. Ça a fait des dommages dans la caravane le samedi!
  • Mention spéciale à Hugo Lacroix, photographe officiel du Tour. Allez voir son travail sur sa page Facebook. Impressionnant.
Aside from the official results, what will we remember about the 45th edition of the Tour de l'Abitibi Desjardins?

  • The even level of performance between top teams provided quite a show. Team from Canada, Quebec, USA, Colombia and Morocco and some regional teams like CF Racing, Racers Against Childhood Cancer, Borah Development and ISCorp fought hard against each other. It was good to see that after total domination by an American Dream Team in 2012.
  • Speaking of Morocco, it was a pleasant surprise to see they could fight with the top teams. Their riders had never raced outside of Morocco before coming to Abitibi. They rode up front and came close to stealing the polka-dot jersey of best climber to Colombia on the last stage.
  • An unlucky Germany-Brunei team. Their two reiders from Brunei abandoned after 14km of the first stage after having gotten caught behind a crash. One of the German riders also abandoned later in the first stage. All of this was offset by the performance of Alexander Hofner, sole survivor of the team who overcame a gastric virus and was attacking during the last three stages.
  • Another unlucky man: Marc Dufour from neutral support who fell with his motorcycle during the time trial and ended up with ripped knuckles, a battered knee and very sore foot. A special thank you to a machine shop in Evain for an ultra-quick motorcycle repair and to Patrick Roberge for replacing Marc on the Ducati!
  • The karaoke night on Friday night. Enough said. It did damage in the caravan on Saturday!
  • Special thanks to Hugo Lacroix, official photographer of the Tour. Go admire his work on his Facebook page. Impressive.

samedi 20 juillet 2013

Changement d'air aujourd'hui / Something changed today

Je vous parle tout d'abord de course. Il y a eu un gros changement en Abitibi aujourd'hui. Rien à voir avec le classement général. Nous avons changé de masse d'air. Terminée la canicule humide, bienvenue en Abitibi, là ou une journée on sue des tibias et le lendemain on porte des gants et souhaiterait avoir un manteau plus épais. Il y a même risque de gel au sol la nuit prochaine!!! Bref, un changement de masse d'air s'accompagne généralement de vents forts. Oui, il ventait aujourd'hui sur la route, mais bien que la moyenne horaire pour l'étape de situe à environ 44km/h sur 115 km, on n'a pas assisté à l'hécatombe appréhendée. L'équipe nationale américaine a contrôlé la course, sans faire exploser le peloton et a laissé filer une échappée à trois coureurs pendant une partie de l'étape. À un moment durant l'étape, nous avions un leader virtuel sur la route au classement général. Ça n'a pas duré, le peloton est revenu sur l'échappée et on a eu droit à une arrivée au sprint. Un beau succès pour l'équipe Mid-Atlantic avec la victoire de Dakota Schaeffer devant le très rapide Hendrick Pineda (Canada) et Austin Vincent de l'équipe CF Racing.


Bref, le Canada a assuré le maillot orange de Pineda peu importe les résultats demain mais n'a pas réussi à rapprocher Jamieson ou Burke de l'américain Brendan Rhim au classement général. Il reste demain, alors l'équipe canadienne n'a pas encore tout perdu...


La diète du bénévole ressemble étrangement à celle du coureur pendant la semaine du Tour. Nous mangeons tous à la cafétéria du CEGEP de Rouyn-Noranda. Pas mauvais, mais ça demeure de la bouffe préparée pour presque 200 personnes, alors pas de flafla. De toute manière, on serait au château Frontenac qu'après une semaine à manger au même endroit, on serait aussi un peu blasé.

Let's talk about racing first. There has been a major change in Abitibi today. It has nothing to do with the general classification. We changed of weather system. Gone is the hot humid air. Welcome to Abitibi, where you can sweat from the shins one day and wear gloves or be looking for a warmer jacket the next day. The forecast even warns of possible freezing conditions for the coming night!!! Anyhow, changing weather systems usually comes along with strong winds. Yes, it was windy on the road today and the average stage speed was about 44km/h over 115 km, but we did not assist to the expected sufferfest. The American national team controlled the race without ripping the pack apart. A break took over a minute and we had a virtual GC leader on the road for a moment. The Americans brought the break back and it all ended in a massive sprint. It was a very satisfying success for team Mid-Atlantic with Dakota Schaeffer taking first position in front of the very fast Hendrick Pineda (Canada) and Austin Vincent from CF Racing team.

Overall, Canada did secure the orange jersey no matter what happens tomorrow, but did not succeed to close up on American Brendan Rhim on GC with Burke or Jamieson. Only one stage left, so far Canada did not lose everything...

The volunteer's diet is very similar to that of the rider during the Tour's week. We all eat at the CEGEP's cafeteria. It's not bad food, but they need to feed close to 200 persons three times a day, so the kitchen keeps things simple. Anyways, we could be eating at the Chateau Frontenac that even ther, we'd be bored after a week.

vendredi 19 juillet 2013

Dure journée au Témis / Tough day in Temis


Peloton étiré / Stretched out field

Les coureurs du Tour de l'Abitibi en ont bavé aujourd'hui au Témiscamingue. Il faisait encore chaud sous le soleil témiscamien, en plus du relief qui était sérieusement plus ondulé. Mais l'ingrédient secret de la souffrance des coureurs aujourd'hui fut le vent. Un bon vent soutenu à 20 km/h et un circuit qui se dirige vers tous les points cardinaux, recette idéale pour créer des bordures et larguer un bon nombre de coureurs. Les équipes les plus fortes se sont bien sûr fait un devoir de durcir la course à l'avant afin d'écrémer le peloton. Celui-ci s'est même scindé en deux parties dès le 15e kilomètre environ et c'est resté ainsi jusqu'à l'arrivée au kilomètre 103. Une échappée créée à la suite d'une attaque pour aller chercher des points de grand prix de la montagne a su tenir le coup devant un équipe du Canada qui s'est réveillée un peu tard pour chasser et qui a finalement dû se résigner à 2 km de l'arrivée.


Pour vous dire comment il faisait encore chaud aujourd'hui, bon nombre de coureurs ont opté pour le repas champêtre à l'extérieur au lieu de manger dans la cafétéria de la polyvalente de Lorrainville!

Au final, 8 coureurs ont abandonné, deux autres sont arrivés hors-délai et l'équipe du Québec a remporté l'étape et peut-être plus encore...


The riders of the Tour de l'Abitibi suffered today in Temiscamingue. It was another hot day under the blistering sun with serious rolling hills. But the secret ingredient for today's carnage was the wind. A steady 20 km/h draft and a course going in all directions was the perfect recipe for echelons and dropped riders. The stronger teams immediately put the pedal to the metal after the start in order to beat the hell out of the weaker riders. The main pack event split in two halves by the 15th kilometer, and it stayed that way until the finish at kilometer 103. A breakaway which escaped to gather King of the Mountains points stayed up front despite desperate riders from team Canada trying to chase them down, since they did not have a rider in the break. The Canadians had to give up any hope of catching the break 2km before the finish.

To illustrate how hot it was again today, numerous riders opted for country-style dining, eating outside instead of eating in the overheated cafeteria of the Lorrainville high school!

In the end, 8 riders abandoned, two more did not make the time cut and the Quebec team won the stage, or was it more than that?




jeudi 18 juillet 2013

La diète du coureur / The racer's diet

C'était la 4e étape du Tour ce soir à Malartic et on a eu droit aux traditionnels hot-dogs malarticois, gracieuseté de la minière Osisko. Généralement, les cyclistes mangent 3h avant une course avant de bien digérer avant l'effort intense demandé par la course cycliste. Le repas pré-course consiste généralement en pâtes faciles à digérer. Oubliez les sauces grasses ou trop piquantes. Par contre, à Malartic, de nombreux coureurs se sont laissés tenter par un délicieux hot-dog et ce, moins d'une heure avant la course!!! La diète stricte a pris le bord pas mal vite devant les odeurs délectables de la saucisse sur le BBQ!

Après une course, le repas de récupération utilisé par les athlètes d'endurance est riche en protéines et en sucres rapides. Le mélange miracle: lait au chocolat ou encore yogourt et noix ou bien un bon steak avec un Coca-Cola. Puisque nous étions à Malartic, le fumet euphorisant des hot-dogs au BBQ a encore une fois enivré quelques coureurs qui ont troqué le shake aux protéines pour le pain blanc garni d'une saucisse de composition indéfinissable!

 Repas pré-course / Pre-race meal

It was the 4th stage of the Tour tonight in Malartic and we were treated again with the traditional Malartic hot dogs, graciously offered by the Osisko mining company. Usually, cyclists eat 3 hours before the intense efforts required by cycling. Their meal consists generally of easily digested pastas. Forget greasy sauces or hot peppers. However, in Malartic, numerous riders did not resist to the delicious hot dogs less than one hour before the start of the race!!! Their strict diet was quickly thrown out the window in favour of the hot dog fumes on the BBQ!

After a race, an endurance athlete's recovery meal is usually rich in proteins and sugar. The miracle mix is often chocolate milk or yogurt and nuts or a good ol' steak with a Coca-Cola. But because we were in Malartic, the euphorizing fumes of barbecued hot dogs once again had riders lose their minds and swap the protein shake for the white bread with a frankfurter of unknown origin!

Repas de récupération / Recovery meal

mercredi 17 juillet 2013

Le braquet / The gear ratio


Plusieurs spectateurs posent la question "que font les cyclistes?" lorsqu'ils voient un attroupement de gens maigres aux jambes rasées portant du Lycra faire la file pour ensuite faire reculer leur vélo à côté d'un personnage portant un gilet d'arbitre... Et bien c'est la vérification des braquets!

Chez les jeunes en cyclisme, le développement est limité selon la catégorie d'âge. Au Tour de l'Abitibi, les coureurs sont d'âge junior (16-17 ans) et on droit à un développement limité à 7,93m. Le développement correspond à la distance parcourue par le vélo pour un tour de pédalier lorsque la chaîne est positionnée sur le plus grand plateau avant et le plus petit pignon arrière.

Puisque le braquet, c'est mathématique, de nombreuses combinaisons de trois variables (la circonférence des plateaux, pignons et grandeur des roues) permettent d'obtenir un développement de 7,93m. On élimine la variable de la grandeur des roues, car celles-ci sont les mêmes pour tous les vélos de route utilisés par les coureurs juniors. Par contre, on peut faire varier la grandeur des plateaux et des pignons, ce qui correspond à faire varier le nombre de dents. Traditionnellement, le braquet junior est 52x14. Certaines équipes utilisent 45x12 pour arriver à peut près au même développement. Donc, plutôt que de compter les dents sur les vélos, il devient beaucoup plus simple pour les commissaires (le personnage portant un gilet d'arbitre) de simplement faire reculer le vélo pendant un tour complet de pédalier afin de vérifier le développement maximal du vélo. Capiche?

En passant, j'ai été rétrogradé à ma banquette arrière, nous avons changé notre voiture pour une à toit ouvrant...

Multiple spectators often ask the question "what are the cyclists doing?" when they see a bunch of skinny guys with shaved legs wearing spandex pushing their bike backwards besides a person with a referee jersey... Well, it is the gear check or "rollout".

For younger cyclists, gear ratios are limited according to the age category. At the Tour de l'Abitibi, riders are 16-17 years old (juniors) are the gear development is limited to 7.93m. The gear development is the distance covered by the bike for an entire rotation of the cranks when the chain sits on the largest chainring up front and the smallest cog at the back.

Since the gear ratios are mathematical, numerous combinations of three variables (wheel size, chanring and cog sizes) can lead to the same gear development. The wheel size is not used as a variable since all bikes used by juniors have the same wheel size. However, the chaniring and cog size (or theet count) can vary. Traditionally, juniors use 52x14. Some teams use 45x12 to end up with the same gear development. So, it becomes much easier for commissaires (people wearing referee jerseys) to simply have the bike roll backwards than to count the teeth on the chaniring and the cog to estimate the bike's maximum gear development. Capiche?

By the way, I have moved back to the backseat, we changed our car for a car with a sunroof...

mardi 16 juillet 2013

Le setup et un possible changement de nom / The setup and a possible name change

Voici l'environnement de travail de l'opérateur radio-tour. Exceptionnellement cette année, j'ai la chance d'effectuer ce travail à l'avant du véhicule. Habituellement, le chef commissaire est assis à cet endroit, mais l'absence de toit ouvrant sur notre voiture d'une couleur indéfinissable a forcé notre commissaire en chef à utiliser la banquette arrière, derrière le chauffeur afin de pouvoir parler et faire des signes clairs aux cyclistes et autres véhicules de la caravane.

L'équipement est assez simple: 3 radios émetteur-récepteur, un radio portatif comme remplacement en cas de bris, les listes de coureurs et une liste faite à la main avec les photos des maillots de chaque équipe afin de les identifier clairement au premier coup d'oeil sur la route. Un calepin de note est aussi essentiel, de même que le guide technique de course pour annoncer les sprints intermédiaires et les grands-prix de la montagne.

Comment ça fonctionne? Une fréquence radio est utilisée entre la moto-information à l'avant du peloton et moi-même, ce qui me fournit toutes les informations relatives à l'action dans la course, les échappées, les attaques, les écarts entre les groupes sur la route etc. Une autre fréquence est utilisée par les commissaires et sert à recevoir les informations réglementaires et les résultats de sprints intermédiaires, les abandons etc. Finalement, je retransmets toutes ces informations sur la fréquence Radio-Tour qui est retransmise dans tous les véhicules de la caravane. Les équipes et les autres intervenants sont donc au courant de tout ce qui se passe dans la course, sans pour autant la voir.

Donc, en ayant droit cette année à ce siège de la voiture, je devrais peut-être renommer le blogue... du siège avant!

Here is the work environment of the Radio-Tour operator. Exceptionally this year, I have the honor of sitting in the front of the car. The chief commissaire usually sits there, but our car of an indescribable color does not feature a sunroof, so the chief commissaire chose the left backseat to be able to clearly speak and signal instructions to riders and other vehicles of the caravan.

The equipment is straightforward: 3 two-way radios, a portable backup radio, rider list, and a homemade jersey list to enable a quick identification of teams on the road. A notebook is also essential along with the Technical Guide in order to announce upcoming sprints and KOMs.

How does it work? One radio is used to transmit information from the motorbike ahead of the race to our car for all sporting information, like attacks, breakaways, time gaps between groups on the road etc. A second radio is used by the commissaires to exchange all regulation information, results of intermediate sprints, abandons etc. Finally, I use the third radio to transmit back to all vehicles of the caravan the racing information, so that everyone in the caravan, including all team coaches, are aware of what is happening in the race despite not being able to see any of it.

Since I am treated to this spot in the car this year, maybe I should rename this blog... from the front seat!


lundi 15 juillet 2013

Challenge Sprint Abitibi

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Le Challenge Sprint est une épreuve de courte distance opposant de 3 à 4 coureurs lors de sprints à élimination. Plusieurs rondes sont nécessaires pour arriver à une grande finale entre les gagnants des semi-finales. Cette nouvelle épreuve sur route a été introduite par l'équipe de Serge Arsenault en prélude au Grand Prix Cycliste de Québec il y a trois ans. Pour la deuxième année, cette épreuve est présentée la veille de la première étape du Tour de l'Abitibi. Outre la gloire, les cyclistes sont aussi motivés par une imposante bourse aux trois premiers coureurs.

Nous avons eu droit à beaucoup de suspense durant toute la soirée. Cette épreuve-spectacle a même nécessité l'utilisation du photo-finish pour déclarer Peter Voellers Jr vainqueur de sa semi-finale contre Hendrik Pineda et Simon Ouellet. Et que dire du long, très long sprint victorieux de Lionel Rocheleau lors de la première ronde, impressionnant. On aussi pu noter les talents de sprinter du seul représentant des Bahamas, Jay Major, vainqueur de sa première ronde.

La finale opposant Julien Roussel (Rocky Mountain), Peter Voellers Jr (Mid-Atlantic) et Edouard Dumas-Longpré (André Cycle) aura couronné ce dernier au terme d'un sprint endiablé qui nous aura tenu en haleine jusqu'à la ligne d'arrivée. Ça augure bien pour la semaine!

The Challenge Sprint is a short distance road race between 3 to 4 riders working by elimination, using multiple rounds to crown a champion. This new race type was introduced by Serge Arsenault's teamto launch the racing the day before the Grand Prix Cycliste de Québec three years ago. For the second time this year, it is presented the day before the first stage of the Tour de l'Abitibi. Aside from glory, riders are also motivated by the rather large amount of money awarded to the top three riders.

We were treated to a lot of suspense during the night. This spectacular event even needed a photo finish to determine the winner of the semi-final between Peter Voellers Jr (the winner), Hendrik Pineda and Simon Ouellet. Lionel Rocheleau impressed many spectators with a very, very long sprint victorious sprint in his first round. We also noticed the sprinting talent of the sole Bahamas rider, Jay Major, also a winner in the first round.

The final round opposed Julien Roussel (Rocky Mountain), Peter Voellers Jr (Mid-Atlantic) and Edouard Dumas-Longpré (André Cycle). The latter was crowned champion after a tight sprint that kept us on the edge of our seat, although almost no one had a seat. Anyhow, it bodes well for the rest of the week!